En France, plus de 46 millions de contrats d’assurance multirisques habitation (MRH) sont en circulation, et les primes continuent de grimper : +8,4 % en 2025, avec des hausses atteignant 10 à 15 % selon les régions en 2026. Que vous soyez locataire ou propriétaire, l’assurance de votre résidence principale n’est pas qu’une formalité administrative. C’est une protection financière face à des sinistres dont le coût moyen dépasse 14 000 € pour un incendie.
Qui est vraiment obligé de s’assurer ?
Pour les locataires, l’obligation est claire et sans ambiguïté : toute personne louant un logement en résidence principale doit souscrire une assurance couvrant a minima les risques locatifs (incendie, dégâts des eaux, explosion). Une attestation doit être remise au propriétaire à la remise des clés, puis chaque année. Sans cela, le locataire s’expose à une procédure d’expulsion et, surtout, ne sera indemnisé d’aucun sinistre.
Pour les propriétaires occupants d’une maison individuelle, aucune loi n’impose de contrat. En revanche, les propriétaires d’un bien en copropriété sont tenus de détenir a minima une garantie responsabilité civile (loi ALUR, article 9-1 de la loi du 10 juillet 1965). L’absence d’assurance reste risquée dans tous les cas : un dégât des eaux causé à un voisin ou un incendie sans couverture peut se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers d’euros à la charge du propriétaire.
Pour explorer les formules disponibles, cette page propose trois niveaux de couverture modulables, adaptés aussi bien aux locataires qu’aux propriétaires occupants.
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Des tarifs qui progressent, et des disparités régionales marquées
La prime moyenne hors taxes a atteint 323 € en 2025 selon France Assureurs, contre 299 € en 2024. En 2026, les hausses réelles s’échelonnent entre 10 et 15 % selon les assureurs et les territoires. Les Hauts-de-France affichent les augmentations les plus fortes (+15 %, tarif moyen avoisinant 200 €), devant la région PACA (+13 %) et la Nouvelle-Aquitaine (+11 %). L’écart entre la Normandie et la PACA dépasse désormais 30 %.
Ces hausses s’expliquent avant tout par la multiplication des événements climatiques et la hausse des coûts de construction. Depuis le 1er janvier 2025, la surprime catastrophes naturelles est passée de 12 % à 20 % sur la quasi-totalité des contrats, soit une majoration de 17 € par an en moyenne selon France Assureurs. À titre indicatif, les tarifs relevés sur comparateur varient selon le profil : un locataire d’un appartement de 60 à 79 m² paie environ 154 €/an, un propriétaire occupant d’une maison de 100 à 149 m² environ 374 €/an (données Meilleurtaux, base janvier-septembre 2025).
Sinistres : les dégâts des eaux en tête, l’incendie en coût
En 2025, 4,2 millions de sinistres ont été indemnisés pour un total de 7,9 milliards d’euros. Les dégâts des eaux restent le sinistre le plus fréquent (39 % des déclarations, soit 35,6 sinistres pour 1 000 contrats), mais ce sont les incendies qui pèsent le plus lourd financièrement : 28,7 % de la charge totale, avec un coût moyen supérieur à 14 000 €. Les tempêtes et la grêle représentent 16,2 % de la charge, avec un coût moyen de 3 343 €.
Face à ces risques, comparer régulièrement son contrat reste une démarche utile. Depuis la loi Hamon, tout assuré peut résilier son contrat à tout moment après un an, sans frais ni justification, le nouvel assureur pouvant même se charger des démarches. Un argument de plus pour ne pas laisser son contrat vieillir sans le réévaluer.

